
Comment les repérer ? Quels impacts sur notre santé ?
De nos jours, l’Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale (INSERM) indique une augmentation de la présence de plats préparés et ultra-transformés que ce soit dans les supermarchés ou dans les réfrigérateurs des français.
Mais qu’est-ce qu’un aliment transformé / ultra-transformé et quelles sont les conséquences d’une surconsommation sur la santé ?
D’après le CNRTL, un aliment transformé est défini comme étant le fait « d’apporter au produit donné des modifications de forme ou de composition, par traitement physique ou chimique, par opérations manuelles ou mécaniques, qu'il y ait ou non une ou plusieurs matières premières se retrouvant ou non dans le produit brut ».
C'est donc un aliment qui a subi de nombreuses modifications par traitement physique ou chimique et qui nous éloigne du produit brut.
Avec cette augmentation d’aliments ultra-transformés, on note également une augmentation de la prévalence de certaines pathologies : maladies cardiovasculaires, diabète et obésité en font partie. Ce postulat est inquiétant notamment pour les enfants puisque d’après l’ANSES, les aliments ultra-transformés représentent les deux tiers des aliments consommés par les enfants de 0 à 17 ans.
Elle regroupe les aliments selon l’étendue de leur transformation par l'être humain. Les produits ultra-transformés sont considérés comme ayant subi des processus physiques, biologiques et chimiques après que l'humain ait séparé un aliment de la nature et avant leur consommation ou utilisation dans des préparations culinaires.

La classification SIGA a été créée par une équipe française. Il s’agit d’un “score scientifique inédit pour évaluer le niveau de transformation des aliments”. Les créateurs la présentent comme un outil qui permet de “choisir les aliments les plus simples, les plus naturels donc les moins transformés au sein de chaque catégorie de produits”.
Le score dépend du degré de transformation, des ingrédients et du risque des additifs, s’ils sont présents, dans le produit.
Les aliments sont classés de la manière suivante :

La classe C, des aliments ultra-transformés, se caractérise par la présence d’au moins un marqueur d’ultra-transformation (MUT) dans la liste des ingrédients. Le score SIGA définit un MUT comme un ingrédient purifié et/ou dénaturé par un procédé technologique.
La classification SIGA va plus loin que la classification NOVA en ajoutant plus de sous-catégories/ classes pour aider le consommateur à mieux comprendre l’intérêt nutritionnel des aliments et les recommandations de consommation.
Par exemple, le score SIGA ajoute une subtilité dans le groupe A (équivalent groupe 1 NOVA). On retrouve les aliments non transformés (groupe A0 comme la pomme) et les aliments ayant subi une légère modification (groupe A1 comme le jus de pomme).
Une étude menée par le Docteur Monteiro, professeur de nutrition et de santé publique à l'Université de Sao Paulo au Brésil, s’est intéressé à la composition des produits ultra-transformés. Ils sont souvent beaucoup plus riches en sucres ajoutés, en acides gras saturés (AGS), en sel... mais très pauvres en fibres et micro-nutriments intéressants. Une surconsommation peut donc entraîner des conséquences néfastes pour la santé comme le développement de pathologies telles que l’obésité et les maladies cardiovasculaires.
Avec l’augmentation de la consommation de produits ultra-transformés par les plus jeunes, on note également une augmentation du surpoids et de l’obésité chez les enfants.
L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) définit l’obésité comme étant un excès de masse grasse ayant des conséquences néfastes pour la santé.
Une autre étude commencée en 2016 et prolongée sur plusieurs années a été réalisée en Espagne sur 8451 élèves d’école élémentaire. Les participants n’étaient pas en surpoids ou obèses avant l’étude. Toute personne étant en surpoids, atteint d’obésité, enceinte ou tombée enceinte durant la période d’observation ou bien encore toute personne ayant déjà une pathologie (diabète, cancer, maladies cardiovasculaires) a été exclue de l’étude. Chaque participant volontaire a dû consommer exclusivement des plats et boissons ultra-transformés.
L’étude montre que 1939 élèves (23%) se sont retrouvées en surpoids ou obèses suite à leur consommation de produits ultra-transformés. Il n’y avait pas de cofacteur pouvant expliquer ces prises de poids. Plus les participants consommaient de produits ultra-transformés et plus le risque de prise de poids était élevé.

Les plats ultra-transformés sont plus riches en sel que le fait-maison. Une surconsommation de sodium peut provoquer un développement des maladies cardiovasculaires comme l’hypertension artérielle.
Il est plus intéressant de favoriser les produits des groupes 1 et 2 de la classification NOVA et de la classe A de la classification SIGA qui correspondent aux aliments les plus naturels possibles. Tu n'es pas obligé(e) de supprimer totalement les aliments et les plats ultra-transformés des groupes 4 et C de ces classifications, mais essaie plutôt de les consommer occasionnellement et d'avoir une alimentation variée et équilibrée à côté !
N'hésite pas à trouver des équivalences des plats ultra-transformés que tu aimes et de les faire toi-même pour ainsi éviter l’ajout d'additifs et conservateurs et avoir une meilleure qualité nutritionnelle ! 🥰