
Les différences dans les performances sportives
Nombreuses sont les femmes ayant battu des records dans le domaine sportif ! Il existe malgré tout une différence en termes de performances, de force, d’endurance,… entre le sexe féminin et le sexe masculin. La nature n’a pas doté les femmes des mêmes caractéristiques que les hommes. De manière générale, les femmes ont une concentration d’hémoglobine moindre que les hommes. Cela expliquerait en partie, les écarts de performances, dus à des facteurs physiologiques.
Selon une étude Franco-Australienne-suédoise, le moment où ces écarts de performances sportives apparaissent entre les sexes est à la puberté. Avant la puberté, il n'y a pas de différences entres les sexes, mais à partir de cette période, de nombreux changements hormonaux s'opèrent. Cela est notamment dû à une augmentation de la concentration de testostérone en circulation chez le sexe masculin. Les organes génitaux masculins produisent 30 fois plus de testostérone qu'avant la puberté et 15 fois plus que les femmes à n’importe quel âge de leur vie. En revanche, il se peut que certaines femmes aient plus de testostérone que la moyenne et présentent des caractères androgéniques (quand elles souffrent du syndrome des ovaires poly-kystiques par exemple). Cette dichotomie explique en grande partie la différence de masse musculaire entre les sexes : différences de performance, de force et du taux d’hémoglobine (constituant principal des globules rouges, et qui a pour fonction de transporter l'oxygène des poumons vers les cellules, les organes, les muscles,…), ce qui se traduit par un avantage de développement de l'activité musculaire d'au moins 8% à 12% de plus chez les hommes (par rapport au sexe féminin).
Selon Laurent Bosquet, Docteur en sciences et techniques des activités physiques et sportives (également spécialisé dans les sports d’endurances comme la course à pied), il existerait une différence infranchissable (entre 10 et 15%) entre les performances des sexes pour ce qui est des épreuves d’endurance. Le taux d’hémoglobine masculin est supérieur au taux d'hémoglobine féminin, ce qui mène à une moindre capacité de transport de l’oxygène chez la gent féminine.
En revanche, les écarts se rapprochent puisque sur les épreuves d’endurance (course à pied, marathon,…), les différences de performances entre les sexes diminueraient au fur à et mesure que la distance augmenterait : en moyenne de 12% pour des distances entre 1500m et 10000m et d’environ 5% sur un 100km.
Selon Guillaume Millet, professeur de physiologie de l’exercice et sportif, il y aurait des raisons de penser que la physiologie et l’anatomie des femmes serait plus particulièrement adaptée à des performances longues, des efforts longs. Cela serait dû à une résistance musculaire plus élevée, à une meilleure habilité au niveau gastro-intestinal, à une utilisation différente des réserves énergétiques, à une plus grande oxydation des graisses en comparaison aux hommes et à une influence positive des œstrogènes.
Néanmoins, ces propos sont à prendre avec du recul car cela n’a pas été encore réellement prouvé par la science et beaucoup d’études se contredisent.

La VO2 max c’est la quantité maximale d’oxygène que l’organisme peut consommer par unité de temps lors d’un exercice aérobique. Il s’exprime en litres de dioxygène par minute (L/mn). C'est l’un des meilleurs indices de la capacité cardio-respiratoire du sportif. De ce fait, plus la VO2max est élevée, plus l’individu est censé être performant dans les sports d’endurance.
Mais pour permettre la comparaison entre sportifs, cette mesure doit tenir compte de différents paramètres comme le poids de l’individu. Les scientifiques constatent que, de manière générale, la VO2 max des femmes est inférieure à celles des hommes : ainsi, pour un volume de sang donné, le muscle de la femme va recevoir moins d’oxygène. En termes de valeur absolue, pour un sportif et une sportive de haut niveau, il existe une différence de plus de 65% entre les deux sexes. Cela s’explique également par le fait que le débit et volume (appelé Volume d’Ejection Systolique) de sang éjecté pour chaque battement de cœur, est plus faible chez la femme... néanmoins avec un rythme cardiaque plus élevé. Cela est dû à un volume sanguin général moins important que chez l'homme, ainsi qu'un nombre de globules rouges plus bas et de cavités cardiaques plus petites. Ce débit féminin plus faible entraine donc une valeur plus basse de la consommation d’oxygène.
Cela peut aussi s’expliquer par le fait que le pourcentage de masse grasse est plus important chez la femme. Les femmes ont plus de tissus adipeux (notamment pour accueillir un enfant), moins de muscles et par conséquent cela représente un désavantage certain pour performer par rapport au sexe opposé.
L’aspect physique peut aussi jouer un rôle : les femmes sont généralement plus petites en taille que les hommes avec des membres (dont la cage thoracique) plus petits... De ce fait, la ventilation respiratoire est donc inférieure à l’exercice maximal.
Le seuil anaérobie est une zone spécifique d’intensité d’effort à partir de laquelle les lactates, qui sont des « déchets », s’accumulent dans le sang. Ce seuil est un espace transitoire entre un effort long et un effort intensif. Un sportif ayant un seuil élevé, près de sa VO2 max, pourra courir plus et plus longtemps. Les recherches scientifiques montrent que les femmes ont, à peu de choses près, un seuil égal à celui des hommes lorsque celui-ci est exprimé en pourcentage de VO2 max... Mais comme la VO2 max des hommes est généralement plus haute que celui de la femme, cela explique en partie pourquoi le sexe masculin est davantage plus performant.
Les femmes ont de base un pourcentage de masse musculaire plus faible et disposent donc de moins de force, tandis que leur pourcentage de masse grasse est plus important. En termes de valeur relative au poids du corps, la différence de force est de 5 à 15% de plus pour les hommes. En revanche, selon l'ouvrage "Physiologie du sport et de l’exercice physique", si on compare la force développée à une même masse musculaire, il n’existe pas de différence entre l’homme et la femme.
Malgré ces différenciations, là où les hommes et les femmes sont égaux c’est face aux dérèglements hormonaux dus au syndrome de surentraînement (voir article sur le surentrainement).
Les écarts de performances restants entre les sexes semblent principalement d’origine biologique. Étant donné que les hommes possèdent une plus grande capacité aérobique et une plus grande force musculaire, l'écart entre les performances de course à pied par exemple entre hommes et femmes ne devrait pas se réduire naturellement. Évidemment, il est possible qu’il y ait des exceptions, comme partout ! Néanmoins, sur la base des meilleurs sportifs de chaque discipline, on constate toujours des différences entre les sexes, et une défaveur pour le sexe féminin...