
Amis ou ennemis ?
Boissons “zéro”, chewing-gums “sans sucre”, sirops sans sucres… Les édulcorants sont aujourd'hui partout avec une promesse : le goût sucré mais sans les calories qui vont avec !
Mais sont-ils dangereux ? Faut-il ne jamais en consommer ?
Un édulcorant est une molécule qui donne le goût sucré sans apporter (ou presque) de calories.
En résumé, tous les édulcorants ne se valent pas. Certains sont naturels, d’autres artificiels, certains très sucrés, d’autres plus modérés. Le choix et l’usage dépendent de la tolérance individuelle, des objectifs et de la fréquence de consommation.
Pouvoirs sucrants :

La DJA, ou Dose Journalière Acceptable, est un concept utilisé par les autorités sanitaires comme l’EFSA ou la FDA pour indiquer la quantité maximale d’un édulcorant que l’on peut consommer chaque jour sans risque pour la santé, sur une base permanente.
Elle est exprimée en milligrammes par kilogramme de poids corporel et par jour (mg/kg/jour). La DJA est volontairement très prudente : même si l’on consomme la dose maximale tous les jours pendant toute une vie, aucun effet nocif connu n’est attendu.
Voici quelques exemples de DJA pour les édulcorants les plus connus :
Petit point sur l'aspartame : Pour un adulte de 60 kg, cela correspond à une quantité maximale de 2400 mg d’aspartame par jour. Une canette de Coca Zero de 33 cl contient environ 125 mg d’aspartame.
Il faudrait donc boire plus de 6 litres de Coca Zero par jour pour atteindre la DJA d’aspartame, ce qui est extrêmement supérieur à une consommation normale.
Il faut tout de même nuancer et ne pas oublier que le fait de rester sous la DJA n’exclut pas certains effets plus "subtils" sur le microbiote, l’appétit ou le goût pour le sucré. C’est donc une référence utile pour la sécurité directe, mais elle ne remplace pas une consommation raisonnée et équilibrée.
Chez certaines personnes, ces changements peuvent entraîner une moins bonne tolérance au glucose et des variations dans le métabolisme, tandis que d’autres individus ne présentent pas d’effet notable.
Les polyols, comme le xylitol ou le sorbitol, fermentent partiellement dans le côlon. À forte dose, ils peuvent provoquer ballonnements ou diarrhée, mais leur impact sur la diversité du microbiote semble moins marqué que celui des édulcorants artificiels.

Remplacer certains aliments très sucrés par leurs versions édulcorées peut aider à réduire l'apport calorique pendant une perte de gras
Ex : si tu as l'habitude de boire une canette de coca normal tous les jours, le remplacer par une version light peut être interessant pour baisser l'apport tout en gardant le plaisir !
À long terme, les études montrent que les gros consommateurs d’édulcorants ont parfois un risque légèrement plus élevé de prise de poids ou de problèmes métaboliques. Mais ce n’est pas vraiment clair : on ne sait pas trop si ce sont les édulcorants qui causent ça ou si ce sont simplement des personnes déjà à risque qui choisissent les produits “light”.
En résumé, les édulcorants peuvent être pratiques pour remplacer certains produits très sucrés, mais ils ne seront jamais aussi efficaces qu'une alimentation saine sur la durée et un mode de vie actif !
Des interrogations se font sur le fait que quand le cerveau reçoit le signal “sucré” sans énergie, cela pourrait dérégler les circuits de récompense et augmenter l’envie de sucre. Les résultats des études sont encore contradictoires : à court terme, il n’y a pas forcément plus de faim ou de calories consommées, mais des effets chroniques subtils semblent possibles.
Les édulcorants peuvent servir de béquille temporaire si tu as tendance à consommer beaucoup de produits sucrés ou si tu cherches à réduire ton quota calorique quotidien. Mais l'objectif final doit être d'essayer de réduire la consommation de produits sucrés plutôt que tout remplacer par des produits édulcorés.
Consommer beaucoup de produits “zéro” dans la journée peut faire du mal à ton microbiote !
Les édulcorants ont leurs avantages et inconvénients. À court terme, ils peuvent aider à réduire l’apport en sucre et en calories, mais à long terme, les scientifiques s'interrogent sur leur effet nocif (le diabète, dérèglement du microbiote). Pour faire simple : ils peuvent être consommés occasionnellement, mais ne remplacent ni une alimentation saine ni la réduction progressive des produits trop sucrés !