
Sont-ils à éviter absolument ?
On observe une augmentation de la consommation de produits transformés et ultra-transformés dans l’alimentation des français, produits contenant souvent des additifs alimentaires.
Que sont-ils réellement ? Comment les reconnaître ? Faut-il les éviter à tout prix ?
La réglementation européenne définit un additif alimentaire comme toute substance qui n’est pas consommée comme aliment en soi ni utilisée comme ingrédient principal, mais qui est ajoutée intentionnellement aux denrées alimentaires dans un but technologique ou organoleptique (conservation, texture, goût, couleur, stabilité…).
Ces substances deviennent alors directement ou indirectement des composants du produit final.
Les additifs peuvent être d’origine naturelle ou synthétique et peuvent posséder ou non une valeur nutritionnelle.
D’après l’ANSES, les additifs alimentaires remplissent différentes fonctions :
La présence de certains additifs technologiques complexes est fréquente dans les produits transformés et ultra-transformés. Cependant, la simple présence d’un additif ne suffit pas à classer un aliment comme ultra-transformé : cette classification dépend aussi du procédé industriel, du degré de transformation et de la formulation globale du produit.

__________
Les additifs alimentaires sont identifiés par un code « E » suivi d’un nombre attribué selon leur fonction principale. Par exemple :
Un additif peut avoir plusieurs fonctions mais reste classé selon son rôle principal.
‧ Colorants : permettent d’apporter de la couleur à un aliment, le rendant plus attractif pour le consommateur.
‧ Conservateurs : prolongent la durée de conservation des aliments en les protégeant des micro-organismes.
‧ Antioxydants : ont un rôle similaire aux conservateurs en protégeant les aliments de l’oxydation.
‧ Agents de texture : agissent sur la texture des aliments pour leur donner une nouvelle consistance. On retrouve les émulsifiants, les gélifiants, les épaississants ...
‧ Anti-agglomérants : limitent l’agglutination des particules pour conserver la fluidité de certaines denrées.
‧ Exhausteurs de goût : renforcent le goût d’une denrée alimentaire.
‧ Édulcorants : substances ajoutées dans les produits alimentaires pour jouer sur leur saveur sucrée.
‧ Amidons modifiés : retiennent plus efficacement l'eau, résistent mieux à la chaleur. Apportent viscosité, stabilité et texture.
Le Codex Alimentarius est un ensemble de normes internationales élaboré par la FAO et l’OMS. Il vise à protéger la santé des consommateurs et à harmoniser les pratiques du commerce alimentaire.
Au niveau européen, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) évalue les additifs avant leur autorisation et réévalue régulièrement les substances déjà présentes sur le marché.
En France, l’ANSES participe à cette expertise scientifique.
Avant leur autorisation, les additifs font l’objet d’évaluations toxicologiques complètes comprenant :
L’objectif est d’évaluer le risque réel pour le consommateur aux doses d’utilisation prévues.
Un additif ne peut être autorisé que s’il respecte plusieurs critères :
La réglementation européenne repose notamment sur le règlement (CE) n°1333/2008.
Chaque additif possède une DJA (Dose Journalière Admissible), correspondant à la quantité pouvant être consommée quotidiennement toute la vie sans risque pour la santé.

Les connaissances scientifiques évoluent régulièrement grâce aux réévaluations menées par l’EFSA et d’autres organismes internationaux.
Aujourd’hui, les additifs peuvent être regroupés de manière pédagogique en trois grandes catégories :
Des sujets actuels de recherche incluent :
Les produits issus de l’agriculture biologique peuvent également contenir des additifs, mais leur nombre est plus limité et ils doivent être jugés indispensables à la transformation ou à la conservation.
Ils sont souvent d’origine naturelle ou agricole (attention tout de même, naturel ne signifie pas forcément sans risque !).
Même si les additifs autorisés sont considérés comme sûrs aux doses réglementaires, plusieurs raisons peuvent encourager à limiter leur consommation :
L’objectif n’est pas d’éliminer tous les additifs mais de privilégier une alimentation globalement moins transformée.
Les additifs alimentaires sont encadrés par une réglementation stricte et font l’objet d’évaluations scientifiques régulières. Lorsqu’ils sont autorisés, ils sont considérés comme sûrs dans les conditions d’utilisation définies.
Cependant, les recherches continuent d’évoluer, notamment concernant leurs effets à long terme et leurs interactions potentielles. Limiter la consommation d’aliments fortement transformés reste la meilleure chose à faire pour réduire l’exposition globale aux additifs tout en améliorant la qualité nutritionnelle de ton alimentation !