
Quels sont les effets sur l'organisme ?
On entend souvent parlé de régimes hypocaloriques, de solutions miracles pour perdre du poids ultra rapidement avec des méthodes alimentaires plus farfelues les unes que les autres et surtout HYPER dangereuses pour la santé, avec des conséquences néfastes non négligeables !
Quelles sont les principales conséquences à court et à long terme de la restriction cognitive ?
Pourquoi est-ce dangereux?
C’est le fait de s’imposer un régime alimentaire restrictif de manière consciente et raisonnée dans le but de maigrir.
‧ La perte de poids peut être flagrante à court terme, mais se fait de la mauvaise manière. Le corps s’habitue au peu de calories ingurgitées, il y a perte de poids au début puis stagnation et il devient impossible de reperdre du poids. Après un régime restrictif, le corps va stocker car il a subi un stress important. De ce fait, l’appétit augmente, et le corps fait des réserves.Il garde en mémoire ce qu’on lui fait subir et va donc davantage stocker à court et à long terme…
‧ Le métabolisme se dérègle, se met en mode « famine ». Le métabolisme basal ralentit (donc brûle moins de gras). Cela s’accompagne également de désagréments (humeur instable, manque d’énergie, problèmes hormonaux, problèmes de concentration,…). Les régimes restrictifs font perdre du muscle, cela signifie que la perte de poids sera moindre puisque ce sont les muscles qui brûlent le plus en augmentant le métabolisme.
‧ De nombreux autres conséquences peuvent apparaître avec la restriction à court et long terme : diminution du capital osseux (avec les risques associés : ostéopénie, ostéoporose, fractures, fêlures,…), carences nutritionnelles (perte d’énergie, etc…), troubles du rythme cardiaque, diminution du bon cholestérol, troubles digestifs, stress oxydatif, perturbations neurologiques, complications rénales, anémie, perte de cheveux, maux de têtes...

Il arrive parfois que des personnes se mettent en restriction calorique sans vraiment sans rendre compte ! Cela peut être le cas des personnes qui ont tendance à ne pas réussir à manger suffisamment pour leurs besoins ou qui confondent leur métabolisme de maintien et leur métabolisme de base ou sèche ! Pour avoir des petits tips en plus tu peux regarder CE RÉEL de Karoline !


Évidemment, plus une telle restriction sera effectuée sur une longue période, plus les conséquences seront handicapantes, graves, présentes, … etc.
Liste non exhaustive
Une étude a été menée sur les effets métaboliques et psychologiques d’une restriction calorique. L’objectif de cette étude était de comprendre les effets d’une alimentation réduite comme lors de guerres. Cette étude a suivi 32 hommes âgés de 24 ans. Pendant 6 mois, leur alimentation a été de mauvaise qualité (avec un faible apport protéique) et réduite de 40%. Les résultats sont les suivants :
L'étude a été stoppée au bout de 6 mois, lorsque les sujets perdirent près de 25% de leur masse de départ, avec une IMC proche de 16 kg/m2. Notons que leur état physique et psychologique retourna complètement à la normale lorsqu’ils furent au fur et à mesure re-nourris.
Une étude a révélé une diminution de la densité osseuse et des fractures causées par l’ostéoporose dans le cas de régime hypocalorique drastique. Cela est en partie expliqué par l’adaptation métabolique.
L'hormone thyroïdienne a un rôle primordial dans la santé, dans la dépense énergétique et pour le métabolique basal.
Des études à court terme ont été réalisées chez l’Homme et ont montré que la restriction calorique altérait les fonctions thyroïdiennes et était associée à une réduction du métabolisme basal.
Lors d'une restriction calorique, le cortisol plasmatique et le cortisol libre urinaire sont augmentés. Cette augmentation est liée au stress physiologique de l'organisme lié à la restriction calorique.
Une restriction calorique sévère réduit aussi drastiquement la motivation et la libido (ce qui est corrélé aux taux réduits de testostérone).

Liste non exhaustive.
Il n’est évidemment pas rare qu’un sentiment de faim accrue survienne lorsqu’un individu est en restriction calorique. Une étude se basant sur la « faim » au sens large du terme (faim, plénitude, désir de manger, satisfaction et consommation future de nourriture,…) a démontré qu'après 6 mois de restriction calorique, les participants pouvaient avoir un fort désir de manger et une diminution de la satisfaction de l'appétit. On peut aussi voir apparaître une perte des sensations alimentaires (faim, satiété, plaisir,…).
Une étude canadienne a montré que la famine et les régimes stricts auto-imposés semblent entraîner des comportements impulsifs tels que des crises de boulimie, des manifestations psychologiques très présentes comme le souci de la nourriture et de l'alimentation dans la vie de l’individu, une certaine réactivité émotionnelle, une perturbation de l'humeur, accompagnées d'anxiété, de malaises, d’excès de colères et beaucoup de difficultés à se concentrer sur une activité, (travail,… ) amenées par une incapacité à filtrer les stimulus extérieurs, entre autres,…
Une autre étude a également montré que la restriction calorique importante menait à des comportements délétères, à un grand stress, des confusions, une apathie, des crises hystériques, une dépression, humeurs dépressives (perte d’envie,…) des pensées suicidaires,…
Les régimes restrictifs sévères sont très susceptibles de déclencher des TCA (troubles du comportement alimentaire, dont des épisodes boulimiques, une anorexie, une hyperphagie, voire une orthorexie), plus ou moins graves et plus ou moins longs. Ce sont d'ailleurs souvent les femmes qui se lancent dans ces régimes afin de perdre du poids et cela peut être dû à des causes sociétales (comme les messages et pressions médiatiques sur le corps de la femme entrainant un manque de confiance en soi,…). La réponse est souvent la même : elles se lancent dans des régimes stricts dont les besoins nutritionnels sont trop éloignés de ce dont elles ont vraiment besoin, ce qui peut déclencher les TCA.
Liste non exhaustive.
Une étude a mesuré les changements à long terme du métabolisme basal (taux métabolique au repos) et de la composition corporelle chez les participants à la compétition "The Biggest Loser" : émission avec des candidats en surcharge pondérale qui doivent perdre le plus de poids de poids possible par rapport à celui qu'ils ont en début d'émission…
Il ressort de cette étude qu’il existe un ralentissement métabolique important avec le régime mais également après … Les effets métaboliques des régimes avec une restriction calorique importante persistent, et ce, même 6 ans après en ralentissant le métabolisme ! La restriction drastique n’est pas une solution car cela dégrade le métabolisme et il faut alors le "réparer" après.
La conclusion est la suivante : la restriction calorique drastique dans le but de perdre du poids engendre des conséquences graves pour la santé. Les séquelles négatives l’emporteront à court, moyen et long terme par rapport aux « avantages » de la restreinte alimentaire. Pour perdre du gras, il faut que les calories que tu dépenses soient plus élevées que celles que tu consommes MAIS il faut le faire de manière controlée, progressive et surtout sans être dans l'abus. Tu peux bien évidemment baisser tes calories alimentaires mais pas de manière drastique (le calculateur de l'app t'aide d'ailleurs pour ça !). Cela prend du temps de concrétiser ses objectifs mais c'est ainsi que ça perdurera dans le temps et que ta santé restera optimale ! La clé ? Une alimentation saine et équilibrée sans restriction drastique avec un apport en fibres suffisant (ils régulent les fringales et les pulsions alimentaires), un bon sommeil, de la récupération, de l’activité physique et une bonne hydratation.